AUDE. Arnaud Ferdinand de La PORTE (1756 – 1824), Évêque de - Lot 330

Lot 330
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AUDE. Arnaud Ferdinand de La PORTE (1756 – 1824), Évêque de - Lot 330
AUDE. Arnaud Ferdinand de La PORTE (1756 – 1824), Évêque de CARCASSONNE de 1802 à 1824. Lettre signée de l’Évêque de CARCASSONNE, Carcassonne le 28 Juillet 1814, à Mr COSTA Curé de la paroisse de RODÈS (Pyrénées-Orientales) 2 pages grand, in-8°, sur la fin du Culte impérial et l’importance du Mariage Civil : « Nous avons, mon Cher Curé, consulté le Pape sur les Indulgences du 15 Août (La Saint Napoléon) ; au reste il ne répond pas ; Vous ne ferez aucune annonce le 1er Dimanche d’Août ; (Quoi qu’il n’y ait pas de difficultés à prier pour le Roy au lieu de prier pour l’Empereur) et vous vous bornerez à ce qui se pratiquait autrefois pour le vœu de Louis XVIII. S’il répond et que j’ai le temps de vous communiquer sa réponse, je le ferai sur le champ. Quant à ce que vous me dites sur les Mariages, il faut prendre encore un peu de patience. Il y a apparence que cette session du Corps législatif ne finira pas, sans qu’il y ait quelque chose de décidé à cet égard. Ce n’est pas moi qui est décidé que le Contrat Civil précèderait toujours la cérémonie Religieuse, c’est la prudence qui a exigé cette précaution avant que la Loi elle-même ait prononcé ; Et je me rappelle fort bien qu’au moment de mon arrivée d’Angleterre, une famille très ancienne et très respectable, qui dans ce temps-là ne voulait pas entendre parler de mariage civil, donna une charmante demoiselle riche héritière d’un beau nom et d’une belle fortune à un jeune homme qui demeura avec cette jeune personne pendant un long temps après la bénédiction, et partit un beau matin en laissant un billet par lequel il disait qu’il était fatigué de ses jouissances avec Mademoiselle un tel, que n’étant pas marié à la Commune, son mariage à l’Église était une pure formalité qui n’aboutissait à rien, et à laquelle il ne s’était soumis que pour passer une douzaine de jours à tel château, etc. Voilà les inconvénients qui arriveraient probablement une fois sur mille ; mais ils sont possibles, il faut donc attendre. Je reçois dans le moment mon courrier. Il m’apporte une ordonnance du Roi qui sera, je l’imagine dans tous les journaux. Par cette ordonnance le Roi annule le décret du 19 Février 1806 relatif aux fêtes dites de St Napoléon et du Rétablissement du Culte et de l’Anniversaire du Couronnement et de la Bataille d’Austerlitz. Il y a donc plus de difficultés : On ne publiera aucune indulgence, et l’on ne fera que la solennité ancienne pour le vœu de Louis XVIII. Vous pouvez le dire à vos voisins. Je vous renouvelle, Mon Cher Curé, l’assurance de mes sentiments d’estime et d’affection. + L’Évêque de Carcassonne. »
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