COLONIES. INDE FRANÇAISE. Comte Pierre PANON DESBASSAYNS DE - Lot 667

Lot 667
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COLONIES. INDE FRANÇAISE. Comte Pierre PANON DESBASSAYNS DE - Lot 667
COLONIES. INDE FRANÇAISE. Comte Pierre PANON DESBASSAYNS DE RICHEMONT (Paris 1833 – 1912) Archéologue, Député des Établissements Français de l’Inde de 1876 à 1882, Sénateur. Il est issu d’une riche famille de planteur esclavagiste à l’Ile Bourbon. Son père est administrateur colonial – Lettre autographe signée « Comte DESBASSAYNS DE RICHEMONT, Député de l’Inde Française, à un Rédacteur de journal, Versailles 21 Juin 1874, dans laquelle Il défend la représentation Coloniale à l’Assemblée Nationale. 4 pages in-4° sur 2 feuilles disjointes : « Monsieur le Rédacteur. J’ai plusieurs fois déjà dans la feuille que vous dirigez, et dont je ne songe à contester ni les services ni les talent, des attaques très vives contre le principe de la représentation des Colonies à l’Assemblée Nationale. Plein de respect pour la liberté des opinions, je n’ai pas voulu prendre part jusqu’ici à un débat dans lequel le dernier mot n’appartient qu’à l’Assemblée. Mais il est impossible de laisser, sans le relever, le passage que je trouve ce matin dans votre dernier numéro… Je suis, Monsieur, l’un des membres de cette Députation que vous attaquiez avec tant d’ardeur, et si, par mes opinions monarchiques, facile à contester dans les notes, je me sépare de mes collègues d’Outremer, je ne saurais accepter pour aucune partie que la Représentation Coloniale certaines assertions où le respect des faits est par trop sacrifié au pittoresque des termes… je réponds que les Colonies soient considérées comme aussi légitimement représentées au Parlement actuel qu’aucune partie du territoire français. Mais qu’en sera-t-il dans l’avenir ? Au moment où l’extension de nos relations commerciales lointaines et l’expansion au dehors de notre race peuvent seuls, en élargissant notre sphère d’action répandre aux besoins de notre vie nationale, cette grande et patriotique Assemblée voudra-t-elle expulser des Conseils du pays les Représentants des parties du territoire français le plus naturellement appelées à aider à la solution de ces grands problèmes ? Je me refuse, pour ma part, à le croire. Ce que je puis dire en tout cas, dès à présent, c’est que la question a été étrangement défigurée dans la presse, et que, lorsque l’Assemblée la verra passée devant elle dans toute son ampleur et avec toute sa gravité, elle se décidera, j’en ai la conviction sans exception de personnes, et part le seul sentiment des intérêts puissants dont elle à la garde et qui sont ici en jeu. Je vous prie, Monsieur le Rédacteur, de vouloir insérer cette lettre dans votre prochain numéro… »
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