[Emile WALDTEUFEL, 1837-1915, compositeur alsacien, très app - Lot 21

Lot 21
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[Emile WALDTEUFEL, 1837-1915, compositeur alsacien, très app - Lot 21
[Emile WALDTEUFEL, 1837-1915, compositeur alsacien, très apprécié de l’Impératrice Eugénie dont il est le pianiste attitré ; Directeur de la Musique de danse à la Cour Impériale de Napoléon III, c’est lui qui anime les bals et les soirées aux Tuileries, à Compiègne et à Biarritz ; Il demeure très connu pour ses valses, qui l’ont fait surnommer le « Strauss parisien »] / « Caprice Impérial », « opérette romantique en 2 actes et 11 tableaux », musique d’Emile WALDTEUFEL, adaptation musicale de Robert ANTONI, livret de Robert ANTONI et Raymond CREMI : 1°) manuscrit musical complet de 113 pages (sur papier à musique 24 x 32 cm) – 2°) livret, ronéotypé sur papier en réemploi (21 x 32 cm, au dos de partitions imprimées de Robert Antoni à cause de la pénurie de papier) / Sur la page de garde du livret on apprend que cette opérette est représentée pour la première fois à l’Opéra Municipal de Clermont-Ferrand le 19 novembre 1942 ; cependant on peut se poser la question de savoir si cette représentation a bien eu lieu, attendu que les Allemands ont envahi et occupé Clermont-Ferrand (alors en zone libre) le 11 novembre 1942, de plus, dans la distribution des rôles on remarque parmi les danseuses la présence de Jacqueline Waldteufel, nommément présentée comme l’arrière-petite-fille d’Emile Waldteufel et du fait que Waldteufel est une famille juive, maintenir ce spectacle d’un compositeur juif avec sa propre famille s’avère peu pensable à l’époque / On ne connait pas la composition d’une quelconque opérette chez Waldteufel ; le manuscrit musical sur sa première page donne « Caprice Impérial » mais il masque un titre ancien « Valses de France » - Il s’agit là d’un véritable document de travail, de toute évidence de la main de Robert Antoni, avec paroles et instructions d’exécution ; étant donné que la musique de cette opérette à l’époque de sa création en 1942 était inconnue, il faut faire le lien entre Waldteufel et Antoni - On a peu d’éléments sur Antoni, on le rencontre comme parolier de chansons, comme collaborateur de Georges Sellers dont il est le beau-père (1907-1987, compositeur et chef d’orchestre pour le music-hall, arrangeur des opérettes marseillaises de Vincent Scotto), donc en supposant qu’Antoni a une vingtaine d’années de plus que Sellers, il a pu rencontrer Waldteufel à la fin de sa vie, mais c’est fort peu probable, les deux hommes n’évoluant pas dans les mêmes milieux – Le seul lien reste donc la présence de Jacqueline Waldteufel (arrière-petite-fille d’Emile) comme ballerine dans ce spectacle ; sa grand-mère est donc Berthe Waldteufel (1883-1969, fille d’Emile, elle-même musicienne) – On peut penser que réfugiés en zone libre à Clermont-Ferrand, les Waldteufel ont fait la connaissance d’Antoni, très amateur et admirateur de Waldteufel ; le livret écrit par Antoni met en scène le compositeur Waldteufel lui-même, avec Napoléon III et l’Impératrice Eugénie, c’est dire combien il a personnalisé l’argument sur la personnalité du compositeur et son aura à la Cour – Cette opérette serait donc née de la mise à disposition par la famille d’une musique d’opérette inédite de Waldteufel (d’ailleurs peut-être inachevée ?) pour créer un spectacle à la gloire de Waldteufel - En final, cette opérette semble être restée réellement non jouée, ce qui revêt une importance considérable puisqu’elle nous fait connaitre une œuvre inconnue et inattendue d’Emile Waldteufel - Le livret indique « Propriété des Editions Durand à Paris », donc il y a eu contrat entre Antoni, les héritiers Waldteufel et Durand, mais rien ne suppose qu’il y eut édition ni représentation
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