ANTILLES FRANÇAISES. PÊCHE XVIIIe, vers 1765. Mémoire instru - Lot 94

Lot n° 94
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ANTILLES FRANÇAISES. PÊCHE XVIIIe, vers 1765. Mémoire instru - Lot 94
ANTILLES FRANÇAISES. PÊCHE XVIIIe, vers 1765. Mémoire instructif vers 1765, mention « Saint-Malô » au verso. Manuscrit de 2 pages, à propos de l’état de discorde entre l’approvisionnement des iles et l’intérêt de le pêche française : « Dès le mois de mars de l’an passé le ministre a donné les ordres les plus absolus aux Gouverneurs et intendant des Iles du Vent de fermer absolument aux étrangers tous les ports de ces iles. Le Président de PEYNIER (Louis de Thomassin de Peynier) Intendant de la Guadeloupe forcé par la nécessité a cependant continué d’admettre la morue étrangère. Il en faut quatre-vingt-cinq mille quintaux par an à la Guadeloupe pour la subsistance des « nègres ». Les Français n’en avaient cependant apportés en 16 mois, que 70 quintaux. Le Conseil de la Martinique a fait des représentations au Gouvernement sur la nécessité de recourir à l’étranger pour cet article si indispensable auquel la pêche française sera encore cette année dans l’impuissance de fournir, puisqu’elle ne suffit pas même à l’approvisionnement du Royaume. M. de FÉNELON atteste également l’indispensable nécessité d’admettre quant à présent la morue étrangère à la Martinique. Ainsi le Duc de CHOISEUL (qui est Secrétaire d’État à la Marine de 1761 à 1766) a moins permis cette introduction qu’il n’a songé à en corriger la nécessité par un impôt… Quelque important que puisse être cet objet, l’approvisionnement nécessaire des iles ne doit cependant pas leur être sacrifié, et les négociants doivent s’en remettre au Gouvernement pour la conciliation des différents intérêts du royaume lorsqu’ils comme il arrive aujourd’hui entre l’approvisionnement des iles, et l’intérêt de notre pêche. » 2 pages (21,5 x 16,5 cm)
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