CÔTE-D’OR. MUSIQUE. Lettre Autographe signée Jacques Philipp - Lot 119

Lot 119
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CÔTE-D’OR. MUSIQUE. Lettre Autographe signée Jacques Philipp - Lot 119
CÔTE-D’OR. MUSIQUE. Lettre Autographe signée Jacques Philippe de FYOT DE LA MARCHE, Marquis de la Marche, Comte de Dracy-le-Fort, Seigneur de NEUILLY (Dijon 1702 – 1774) Conseiller au parlement de Bourgogne, garde des sceaux de Bourgogne, premier président du parlement de Franche-Comté, ministre plénipotentiaire du Roi près de la république de Gênes - La Lettre est écrite de DIJON le 20 Mai 1739, et adressé à Mr Richard de RUFFEY, Président de la chambre des Comptes, et Élu par le Roi au États de Bourgogne, à MONTBARD. 3 pages in-4° : « Mr de MONGEY a légué, Monsieur, à Madame D’ENNEVAL toute sa musique, ancienne et moderne : Luths, Guitares, Thuerbes, garnis de toutes leurs cordes ou peu s’en faut : Vièles, Flutes, à bec, Trompettes marines, et c. Peut-être même y trouvera-t-on des Lyres, ou du moins des Harpes. Il n’aurait pas été juste d’en séparer les Clavecins, et de livrer la bonne Dame à cette populace d’instruments antiques. Il y a trois clavecins. Madame D’ENNEVAL m’a dit aujourd’hui qu’elle garderait le meilleur. Le second a couté 100 écus, et le troisième, qui n’a qu’un clavier, cent francs. On les donnera a meilleur marché ; mais j’imagine que ni l’un ni l’autre ne vous conviendra, et que vous voudrez quelque chose de mieux. Vous en jugerez à votre retour. On m’a dit qu’il était prochain, et que vous seriez ici dans fort peu de jour, avec Madame de RUFFEY. J’ay bien du regret de ne pouvoir m’y trouver. Je vous aurais supplié de vouloir bien me présenter à ma nouvelle cousine, et de lui demander pour moi un peu de part à ses bonnes grâces. L’amitié dont vous m’honorez semble me donner quelque droit d’aspirer à la sienne. La parenté donne les mêmes espérances à Madame de NEUILLY…. Pour moi je pars demain pour m’aller plonger dans les bourbiers de la Bresse, où j’ai des affaires indispensables. Ma femme reste à Dijon obligée de garder la chambre, et peut-être son lit, par un soupçon qui s’évanouira peut-être bientôt… La cordialité et l’aisance, que vous trouvez dans la maison où vous êtes, font l’éloge de ceux qui l’habitent… Vous méritez bien, Monsieur, d’être heureux ; et personne ne s’intéresse plus sincèrement que moi à votre bonheur. C’en sera toujours un véritable pour moi que de conserver votre amitié… » 3 pages (22 x 17 cm)
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